Le médecin en général et le généraliste en particulier est enfermé dans une activité quotidienne qui l‘éloigne de la scène publique, de toute médiatisation. Il est temps pour lui de sortir de sa bulle et de s’ouvrir aux autres, à la communication. Devrait-on dire que l’on n'a que l‘image que l‘on mérite ? Les médecins généralistes sont les grands absents de la scène publique. Quand on parle d‘eux, ce sont les autres qui parlent à leur sujet… pour eux ! Mais, où sont ils ? Les professionnels leaders d‘opinion, les professeurs de la faculté de médecine disent volontiers l'importance qu’ils accordent à la médecine générale, aux médecins généralistes, à leur place dans le système de santé. Il est grand temps d‘assurer cette promotion du généraliste. Cette profession ne doit pas se situer au dessous, mais à côté des autres carrières médicales. Malheureusement, le concours d‘internat et/ou de résidant destiné à sélectionner les spécialistes a entraîné une sélection déplorable du généraliste par "l‘échec". Notre jeune fédération doit travailler davantage pour revaloriser la médecine générale, mais, encore faut-il que les mentalités changent. La médecine générale nécessite un travail d’équipe, et celui ci ne peut se réaliser que si il existe un dialogue entre les médecins généralistes et les médecins spécialistes et hospitalo-universitaires. Cette collaboration ne peut se mettre en place si l‘idée d‘une hiérarchie des médecins persiste. La puissance de notre fédération est directement liée à sa médiatisation : notre but est de faire parler de nous, de faire entendre notre point de vue, assurer la diffusion de nos propos, de nos idées, travailler notre image. Personne ne le fera à notre place. Il s’agit peut être de quelque chose qui nous est inconnu, mais, courage, jetons nous à l’eau et donnons nous les moyens de relever les défis de la médecine d‘aujourd’hui et de demain. |