CONCLUSION Le «Groupe de Marrakech» a réuni à l’initiative de la FNAMGPM et de son Président, le Docteur Choukri, des responsables généralistes des différentes provinces du pays pour définir le paysage de la médecine générale/de famille dans le contexte du Maroc. Quatre priorités semblent se dégager des débats très animés et particulièrement pertinents pour le futur de la profession: l’accessibilité de la population dans son ensemble est une priorité du pays et la mise en place de l’AMO est une opportunité quasi historique pour la médecine générale d’occuper la place qui lui revient dans les soins médicaux de base. En agissant comme «premier échelon» reconnu dans la plupart des pays occidentaux comme indispensable pour des soins efficients et centrés sur le patient, la médecine générale marocaine peut alors jouer un rôle de premier plan dans la qualité des soins délivrés à la population la démarche structurelle engagée par la FNAMGP est une étape essentielle de la reconnaissance de la profession en créant les conditions nécessaires pour un dialogue fructueux avec les interlocuteurs concernés. La qualité et la représentativité des interlocuteurs présents à Marrakech est un atout essentiel dans la démarche initiée la dynamique instaurée nécessite de toute évidence un dialogue accru et responsable à l’intérieur de la première ligne et particulièrement entre généralistes du secteur privé et du secteur public. Ce dialogue est une étape essentielle pour une répartition des tâches qui tienne compte de la carte sanitaire du pays et des possibilités de réponse aux demandes des patients. Ce dialogue constitue la base de la mise en place de pratiques de groupe adaptées l’instauration prioritaire d’une formation médicale continue adaptée aux besoins des praticiens et organisée sur une base locale est un défi passionnant. La mise en place d’un dossier médical de base standardisé constitue une étape essentielle dans la démarche de qualité des soins souhaitée par la profession et attendue par l’ensemble des acteurs concernés.
À l’issue de cet atelier, Dr. Rachid Choukri, Président de la Fédération, a tenu à remercier les participants pour la qualité et la pertinence de leurs interventions. Les recommandations de cet atelier a-il ajouté serviront de «guidelines» pour tout travail ultérieur de plaidoyer pour le repositionnement du médecin généraliste sinon en médecin de famille, tout au moins en médecin généraliste capable de proposer à une population aux besoins grandissants et aux moyens limités, une médecine de qualité à visage humain à un coût raisonnable. «Au cours de ces deux journées, nous avons essayé de construire une vision de la médecine, de la formation médicale. Nous avons ébauché le profil du médecin généraliste de demain, celui de la Faculté de Médecine de demain, pour un Maroc en profonde mutation. Pendant ces deux journées, nous avons jeté ensemble un regard sur l‘avenir. En dépit des obstacles, la Fédération promet de s’investir et de persévérer dans cette recherche jusqu’à ce que ce rêve devienne réalité » conclut Dr. R.Choukri. |